08 décembre 2008
Là, maintenant.
Figure toi lectrice qu'à part le chien, le chat et moi, ben y a personne dans cette baraque. Nan. Ce qui est hautement étrange. D'un, parce que nous hébergeons une copine durant 3 semaines et que même si elle bosse à temps plein il y a bien un moment où elle quitte son taf. Surtout à 18h45 passés. Et de deux parce que tout de même, je ne suis pas célibataire mais pacsée, et que ma femme DEVRAIT être là (si en outre, elle pouvait être là, nue, avec en offrande un verre de bordeaux -une préférence pour du margaux- et un sourire à vous faire tomber , ben ca serait mieux). Ben non, il n'y a absolument personne sauf les animaux, qui eux, ne se font pas oublier, il faut bien le dire. Or moi ce soir, fallait que je raconte mes dernières aventures. Et que, même si je suis complétement dingue, je ne vais pas prendre le chien à témoin. Non pas que cela ne m'est pas venu à l'esprit, mais le chien est bien trop occupé à rogner un nonos que je lui ai offert histoire de lui faire oublier que je l'avais laissé seul 5 heures durant. Oui je sais, je suis une mère indigne.
Donc tu devines bien à qui je vais raconter mes dernières frasques, hein ? bah oui, à toi, oh fidèle lectrice (les stats sont formels, tu reviens sur ce site souvent).
Donc aujourd'hui.... en réalité depuis déjà presque 15 jours, et bien tu ne me croiras pas, mais.... je suis limite heureuse. Ce qui est très bizarre vu que :
1/ suite à une réforme du statut de l'enseignant chercheur pondu par Pécresse (que je maudis, crois le bien, lectrice), je vais dès l'année prochaine travailler deux fois plus mais pour gagner environ 2000 euros de moins (2000 en moins par an, faut pas pousser tout de même). J'ai bien songé à faire une poupée à son effigie et à la blinder d'aiguilles acérées mais parait que ca se fait pas.
2/ ma mère se fait opérer le 16 décembre. Ca me fout la trouille parce que tout de même c'est une opération assez délicate. En plus, ca m'interdit d'aller à New York, mais bon, j'irai plus tard.
3/ le père de mon ma meilleure pote, cette fourbasse, se fait aussi opérer, à "coeur ouvert" comme on dit, et que ca aussi ca me fout les jetons.
4/ j'ai toujours pas repris les 5 kilos que j'ai perdus et c'est drolement pas normal vu que je me tape deux verres de pif à l'apéro chaque soir. De là à penser que j'ai peut être une maladie orpheline que personne ne connait et qui ne rentre même pas dans le programme du téléthon, il n'y a qu'un pas que j'ai vite franchi, tu te doutes bien.
5/ j'ai toujours pas écrit le cours que je commence en janvier, pour remplacer une nana vaguement enceinte (ouais, elle est enceinte mais très très malade, comme si il était possible qu'elle passe de vie à trépas d'une seconde à l'autre, surtout si on ne lui prend pas ses cours au second semestre...). Et la matière de la chieuse qui se fait remplacer, ben j'y connais pas encore grand chose.
6/ je passe une mamographie mercredi, là, cette semaine, et tout le monde m'assure que ca fait mal (j'ai fait un sondage auprès de toute femme primipare de moins de 50 ans que je connais, et les résultats sont formels). Surtout si on a de gros nibards. Or je dois aligner un 95 B.
Tout ca devrait me plonger dans un état de léthargie profond, proche du syndrome de l'autruche. Ce syndrome qui veut que tu ne fais plus rien, que tu attends que ca se passe, et que tu fais chier tout le monde.
Ben non. Je mesure à quel point, en ce moment, je me sens vivre. C'est d'ailleurs assez étrange de sentir ca. Plusieurs fois, je me suis surprise à sourire, en constatant que oui, là, dans l'instant, j'étais drôlement bien. Ca tu vois, c'est nouveau.... et putain, que c'est bon....................




