29 novembre 2008
Flop : mode d'emploi, VO sans sous titrage.
Tu te demandes peut être, lectrice, comment niquer une soirée qui aurait du être idyllique ? Bah c'est facile. Tu vas au resto, tu prends un menu bien cher, foie gras poêlé et ris de veau, le tout offert par des potes soucieux de ton bien être et de ton grand âge, tu mets un feu de cheminée à coté, tu y vas avec ta chérie, tu lui offre une coupe de champagne, et.....
Et au milieu de repas, tu te dis qu'il faudrait vite aller aux toilettes. Parce que dans ta tête, il y a une drôle de musique, genre un bzzzz incessant. Tu te trompes de direction et tu te fais remarquer par tout le monde quant la patronne te remet dans le droit chemin en te regardant bizarrement. Tu arrives aux chiottes, tu te mets la tête en bas, assise sur une lunette qui ne t'a jamais été présentée, mais c'est pas le moment de chipoter. Le bzzz est encore là, tu te dis que peut être, c'est le mélange champagne et bourgogne (une merveille mais là, ca pourrait être une piquette tu t'en fous, d'ailleurs t'as oublié que t'étais au resto). Tu te releves, et tu ne trouves plus la sortie des chiottes. Tu t'écroules. Là, comme une pauvrette sur le pavé des chiottes qui ne sont pas les tiens. Tu te dis que tout de même, c'est étrange. Tu trouves la sortie, tu trouves ta femme, tu lui dis que là, il faut que tu sortes et que tu vas à la voiture. Tu dois avoir une tête bizarre parce que ta femme te suit. Tu es en robe légère, sans doudoune, il fait 0 degré dehors, mais tu transpires. Tu t'écroules pour la deuxième fois, juste devant la porte du resto. Ta femme prend peur, mais tu lui assures, gourdasse professionnelle que tu es, que tu peux aller jusqu'à la voiture toute seule. Pour ne pas passer pour des voleurs aguéris qui montent des scénars exprès pour pas payer le menu à 35 baluches, ta femme fait demi tour à contre coeur et te dit qu'elle va payer le repas qui n'est pas fini.
Tu essaies de reconnaître les alentours, parce que tu y es passée il y a à peine une heure. Mais tu as la sensation que des connards ont tout changé pendant que tu te goinfrais, parce que tu reconnais que dalle. Tu titubes et tu te prends un mur, dont on ne sait pas comment il est arrivé là. Là, ca craint, parce que tu t'es drôlement amoché . Tu t'écroules, pour la troisième fois, en robe, sur les gravillons. Là, tu te dis qu'il ne faut plus bouger. Tu essaies de trouver un rythme de respiration pour reprendre vie. Ca marche un peu. Mais tu ne peux pas te relever et tu as envie de finir la nuit ici. Ta femme, qui est arrivée plus vite que le chien sur toi le matin au reveil, ne trouve pas l'idée géniale, et préférerait nettement que tu arrives jusqu'à la bagnole. Tu te dis qu'elle est chiante, et que merde, elle a raison.
Ta femme veut impérativement t'amener aux urgences mais tu lui assures que tu vas bien. Elle doute énormément de tes allégations vu que t'es partie sans bouffer ton assiette "tout chocolat". Elle finit par céder parce que c'est pas à toi qu'on va apprendre à mentir et que tu parviens à lui assurer que tu ne t'es jamais senti aussi bien de ta vie.
Après tout ca, ben jouer la scène du deux et passer une nuit torride relève de l'exploit. Que je n'ai pas accompli. Nan, je me suis endormie avec l'étrange sensation d'être passée à coté de la catastrophe, et on aurait pu me coller sharon en nuisette sur mon oreiller, cela n'aurait rien changé.
Là, ca va. Mais j'ai niqué la soirée, il faut bien le dire. pardon ma femme, pardon. Pour la peine, je te fais la scène du deux cet après midi, immédiatement suivie de l'acte 3, là où l'héroine se lance dans un strip endiablé. Promis.




