Elle, le chat, le chien et moi

blog à destination des lesbiennes et des autres...

30 octobre 2008

nous sommes partout

blogBon je vous brosse la croute (le tableau quoi) pour vous re situer. Nous sommes donc présentement dans le fin fond du morbihan, près de vannes. Certes, il y a beaucoup de baraques. Mais on se demande où bossent les pélerins qui vivent dedans, parce que si l'on établit un rapport nombre d'industries/baraques, le résultat est ridicule. Bref, on se sent un peu isolées, ce qui, en soi, n'est pas désagréable du tout, mais tel n'est pas le propos.

Hier, suite à une malencontreuse histoire de maladie de la foune qui me frappe durement depuis plusieurs jours (oui tu peux compatir au lieu de te marrer, lectrice) , nous allons à la pharmacie du coin, la seule du village évidemment. Là je m'appretais à soudoyer le tenancier, vu que j'avais bien une ordonnance, mais que je l'avais déjà utilisée pour me procurer l'anti gratte foufoune la semaine précédente (anti gratte foufoune qui, précisément, n'avait pas rempli son office). J'avais préparé mon argumentaire, digne d'un télévendeur aguéri (ma gynéco a oublié de me prescrire un autre ovule, mais j'ai l'habitude, ca m'est déjà arrivé, ce qui est totalement faux), et j'étais prête à faire face à toutes les objections qui n'allaient pas manquer de tomber telles un couperet (ou plus précisément telles un anti sexe à action prolongée, environ une semaine tout compris). Une fois dans la place, je repère un monsieur qui me paraissait être tout à fait indiqué pour l'opération que j'allais mener. Oui dans ce genre de cas, tu évites de choisir une nana, qui sera bien moins mal à l'aise qu'un mec face à ce type de situation et qui ne manquera pas de te renvoyer illico à ta gratoune sans autre solution que prendre un rendez vous au plus vite avec un spécialiste (va t'en chercher une gynéco à 200 bornes de chez toi qui va te donner un rendez vous dans les deux heures).

Le monsieur s'est avéré tout à fait fort à propos, et au moment même où il allait chercher la solution à mon abstinence sexuelle forcée, ma femme, elle aussi dans la pharmacie, m'interpelle. "Bulle". Je ne relève pas, trop occupée par mon opération commando.  "Buuuuuuuulle" "oui quoiiiiiiiiiiii"  La ma femme me regarde lourdement, d'un de ces coups d'oeil qui signifie "putain tu le fais exprès ou quoi ? " Je cherche dans ma tête, je ne vois pas pourquoi elle s'enerve comme ca et j'en déduis donc que le plus logique vient sans doute de la conduite du chien. Il a du pisser dans la pharma. Ou bien pire. Une fois, dans une pharmacie il a foutu un bordel digne d'un commando de parachutistes à qui on vient d'annoncer qu'il n'y aurait pas de perme avant 6 mois. Mais le chien ne semble pas avoir fait de conneries, il est juste passablement excité, ce qui constitue une situation tout à fait banale. Il saute partout, arrache le bras de ma femme qui tente de le (con)tenir en laisse, il renifle à peu près tout ce qui lui passe à hauteur de truffe, balance sa queue comme un métronome resté bloqué sur 2200 battements minutes au risque de tout envoyer baldinguer dans les rayonnages, mais c'est son état de tous les jours, de tous les instants. Je ne vois pas. Ma femme me dit alors "25". 25, ce n'est pas le nombre d'ovules qu'elle compte me voir soudoyer au gentil monsieur (faut pas exagérer tout de même, je vais pas lui piller son stock). 25, c'est un code entre nous. Qui signifie 25 points. Et au marché des points, voilà le barème : une goudou repérée au gaydar 25 points. Deux goudous reperées 50 points. Un PD 25G (G comme gay evidemment), deux 50G etc...

Du coup, je mets en route mon pilote automatique (je sors mon portefeuille, je paie quasi sans compter les sous que je donne) et j'enclenche mon detecteur perso, mon periscope à moi. Et qu'est ce que je vois à quelques encablures ? une sister. Une charmante congénère, belle brunette à la jolie quarantaine, bien roulée, souriante et surtout curieuse : elle ne nous quitte pas des yeux. Evidemment elle a pu louper ma femme. Et elle regarde avec qui sort cette belle goudou venue de nul part (ma femme donc). Et c'est qui qui sort avec ma femme ? ben oui, c'est moi. Du coup, elle me regarde de plus près, s'approche et là, j'avoue que j'ai soudain envie de payer rapidos et de me barrer aussi vite, avec mon petit ovule .....

Bref, nous sommes partout. Et ca, c'est toujours une pensée qui me reconforte en ces temps de papas qui font les cons (je vous ai pas dit mais le mien, là, vient de se traler dans le métro à paris, s'est foutu le genou en l'air et à l'heure qu'il est, doit sortir de la salle d'op. La loi des séries que ca s'appelle. N'ayez crainte, c'est pas bien grave, aux dernières nouvelles).

C'était Bulle, en direct live de bretagne où il continue à ne pas faire un temps pourri.

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27 octobre 2008

Bon ben......

Finalement ma femme est contente, parce que dans le gîte la connexion internet merdouille sec. Je profite de ces instants ultimes de connexion pour vous écrire cette petite bafouille et pour te dire, lectrice, qu'il fait un temps de chiotte dans le morbihan. Par ailleurs, j'arrive toujours pas à allumer un feu de bois, ce qui craint vu qu'il fait un froid de canard. Ne me dis pas que je suis super négative, que j'exagère, que merde, je suis en vacances, et que ferais bien d'être plus avenante, parce que en réalité, tu as raison mais que je ne suis pas prête à le reconnaître non plus.

Bon, sinon, je confirme ce que ma femme pensait déjà  : j'ai pas pris du tout les bonnes fringues pour un séjour en bord de mer. Nan. J'ai en effet constaté que les bottes en cuir dans le sable, c'est moyen. Par ailleurs, il est vrai que la jupe se prete mal aux randos dans la boue. Et que le manteau en cuir se tâche plus vite que je ne le croyais. Sans compter que ca ne tient pas chaud, finalement, un manteau en cuir. Heureusement j'ai reperé un magasin cop copine à vannes, et au cas où je pourrais toujours aller me chercher un pull si vraiment la dame de la météo a raison et que la température baisse d'ici mercredi.

Bon d'accord, j'exagère un peu et je noircis un peu le tableau..... Je ne vais pas te jeter mes vacances à la tronche non plus. Je sais être délicate des fois (des fois seulement). En réalité, le papa de notre meilleure amie a eu un accident cardiaque et s'est fait opéré ce jour. C'est pour ca que je meuble, que je te raconte des conneries. Pour éviter de parler de l'essentiel. Pierre, si tu m'entends, là, sur ton putain de lit d'hosto, bah fais en sorte qu'on puisse se boire un godet ensemble rapidos.

C'était bulle, en direct de Séné. A vous les autres, j'arriverai bien à vous lire de séné ou d'ailleurs!!!

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24 octobre 2008

révision avant le départ

Bon les filles, je vais vous laisser une journée entière toutes seules pendant que nous allons avec ma femme
1/ faire rentrer dans la micro voiture les quelques kilos que je compte emporter. Des trucs indispensables tels que la brosse à chien, l'arbre à chat (pour les griffes) et mes objectifs+l'ordi.
2/ faire la route jusque Vannes et même au délà (héhé, t'as vu ca, l'aventurière que je suis ? meme pas peur la fille d'aller à l'autre bout du grand ouest!)
3/ débarquer les tonnes de trucs inutiles dans le gîte "vue sur mer", installer toutes les couvertures "anti destruction animaux" sur à peu près tout ce qui est fragile dans le gîte en question

et .... demander au monsieur qui nous loue le gite le code d'accès pour le WI FI.

Donc, si tout va bien, je vous donne des nouvelles samedi soir, voire au pire dimanche.

Sinon, je suis remise de mon lumbago meme si j'ai un peu de mal à porter les courses, ranger les packs de flotte, et vider le lave vaisselle. Etonnant, hein ?

J'ai même ce jour, fait une revision de la foune. Si. Là, tu te demandes si je blague. Ben non. Aujourd'hui j'ai poussé le sens du détail jusqu'à me trainer chez le gynéco. Histoire de vérifier si tout allait bien vu que je fréquente très peu cette profession, comme toute lesbienne qui se respecte. Comme je n'ai pris aucun abonnement auprès d'un gynéco de ma cambrousse (ca serait trop facile, je serais obligée d'y aller tous les ans), je pratique le tirage au sort. Cela consiste à choisir un gynéco complètement au hasard dans l'annuaire. Le seul impératif, me concernant, concerne le sexe du tiré au sort. Il me faut impérativement une femme, parce que je me vois très mal écarter les gambettes devant un type que je ne connais ni d'ève ni d'adam. Déjà que devant un mec que je connais j'y arrive pas, je me dis qu'il faut être réaliste, et éviter les blouses blanches cachant un pénis, pour préférer celles épousant des formes plus féminines. Donc j'ai choisi Mme M par le plus recherché des hasards. Et à 15h, j'étais dans sa salle d'attente, où au demeurant, j'aurais pu m'endormir , vu que dans le cabinet de Mme M, on écoute de la musique classique ( pauvre secrétaire, obligée de se taper ca toute la journée... mais bon, moi, par exemple, jamais j'aurais choisi d'être secrétaire d'une gynéco. Elle a rien choisi ? oui, je sais c'est sans doute ca le pire).

Mme M. vient me chercher. Aie, carré blond décoloré, la cinquantaine, à la limite du foulard hermes sous la blouse. Ca commence mal.... Interro de routine : votre nom, madame Bulle, c'est votre nom de jeune fille ou de femme mariée ? Merdasse, j'avais pas prévu celle là. "De jeune fille", me suis je entendu répondre, juste après la question sur ma date de naissance. Et vous avez eu des enfants Madame Bulle ? "nan". Et vous avez une vie sexuelle active ? "oui". Quel moyen de contraception prenez vous ?? et là pathétiquement je réponds "aucun". Le carré hermes sourcille du regard.....me jauge... s'interroge..... et finit sans doute par me prendre pour une pute, ou pour une "multi partenaires", ce qui, dans son esprit revient exactement au même. Parce que la dame est à des millénaires d'imaginer que je peux être simplement gouine. Et que tout à coup, je me vois mal le lui dire, au risque de froisser irrémédiablement son carré hermes.

Madame M. me propose de m'examiner. Ben, comme je suis là pour ca, je vais pas détaler comme un lapin, même si l'envie est grande. Le pire, c'est qu'aujourd'hui j'ai mis des leggins avec une robe raz la foune, et une énorme ceinture années 70, le style que doit adorer la dame. Bref, me voilà en train de converser avec Mme M les pattes écartées, et j'avoue que là, je l'ai joué sans risques. C'est pour ca que je me suis soudain passionnée pour les cures de thalasso à Quiberon, les avantages des cures en tunisie (sans broncher, j'ai même écouté cette conne me dire que "les tunisiennes ont ca dans le sang, le massage" oui, c'est sur, moi par exemple qui suis d'origine juive, ritale et allemande, je dois avoir la schizophrénie dans le sang aussi), et que lorsqu'elle m'a dit que dans le quartier il y a avait autant d'assistés que de personnes qui s'occupaient d'eux, le tout pour une somme mirobolante, ben j'ai pas moufté.

Je suis ressortie avec une ordonnance pour une mamographie, parce qu'à partir de mon grand âge, ca se fait tous les deux ans..... Je sens que je vais adorer ca. Mais une chose est sure : la prochaine fois je demande aux potes le nom de leur gynéco....

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22 octobre 2008

alors là...

C'est la totale. Outre le fait que malgré une bonne dose d'anti inflammatoires et d'anti douleurs, le truc qui me fout le dos en l'air ne semble pas vouloir se barrer, mon ordi a planté. Oui. D'un seul coup d'un seul, plus de contrôle sur la machine. Caput. Et si je peux t'écrire en ce moment même, lectrice, c'est parce que ma femme a bien voulu me preter sa bécane. Mon ordi à moi, mon greffon, ben il est parti direct chez Laurent, l'homme providentiel que toute femme devrait avoir dans sa vie : j'ai nommé l'informaticien (parce que étrangement, c'est pas un boulot de nana, et malgré des recherches rigoureuses, j'ai pas trouvé d'informaticienne). Enfer et damnation, me voilà privée de ce qui fait ma vie en ces moments de canapite aigue (du bon vieux français "canapé"). J'ai bien un autre ordi mais il est à la fac. Et comme tu te souviens lectrice, je suis en arrêt de travail. J'ai bien songé à aller chercher mon ordi en fourbe, avec des lunettes noires et aux heures les plus creuses (vers 21h), mais ma femme m'a arrêté net sur ce coup là. La seule chance qu'il me reste de pouvoir partir en vacances avec mon ordi est de pouvoir compter sur la promptitude de Laurent, ou bien sur le saint des ordinateurs (hein ? ca existe pas ? ) auquel je veux bien déposer une tonne de cierges (t'as remarqué lectrice, comme je compose avec la religion. Ouaip je sais, c'est limite). En attendant, impossible de suivre mes enchères sur e bay, au risque de me prendre l'engueulade du siècle par ma femme, qui certes, veut bien me prêter son ordi, mais pas pour dépenser les sous du ménage.

C'est quoi qu'on dit ? punie par là où l'on pêche ? c'est con cette maxime. hein ?

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20 octobre 2008

Que fait une fille....

canap__2Qui a un lumbago et un arrêt de travail jusque jeudi prochain ? Ouais, c'est moi. Et donc, que fait la fille qui a un lumbago et trois jours devant elle ?

1/ elle prépare ses cours avec trois mois d'avance, paufine le truc et remet à jour tous les cours déjà écrits.
2/ elle lit tous les mails foutus à la poubelle depuis 6 ou 7 mois qui étaient peut être importants, va savoir.
3/ elle répond aux mails finalement très importants, et retire le filtre anti spam histoire d'avoir des nouvelles du boulot de temps en temps (ce qui ne peut pas avoir lieu par téléphone vu qu'elle n'a pas filé son numéro de fixe à quiconque, sauf à sa mère qui abuse de ce privilège au demeurant)
4/ elle appelle l'organisme qui a financé sa typhoide au vietnam pour dire que finalement, la mutuelle a accepté de payer la note et qu'il suffit qu'elle fasse un virement pour rembourser (1 300 euros tout de même)
5/ elle remet de l'ordre dans les photos, parce qu'il est physiquement impossible de faire autre chose, comme deux minutes de repassage sans risquer de rester bloquer au dessus de la table à repasser, seule chez elle durant toute la journée.
6/ elle fait ses comptes, reprenant toutes ses dépenses depuis 6 mois, et classe toutes ses facturettes de carte bleue par ordre chronologique.
7/ elle prépare le courrier urgent que sa femme adorée ira poster au plus tôt.
8/ elle rappelle les impôts pour savoir pourquoi on n'a toujours rien à payer et s'effraie un peu de n'avoir toujours pas de nouvelles de l'état ou d'une administration quelconque depuis 4 mois.

Nan. Ca c'est que DEVRAIT faire la fille qui a le lumbago. Mais en réalité, la fille qui a le lumbago :

1/ Reste vautrée dans le canap, devant tous les écrans de la baraque ouverts simultanément et en continu. La téloche, l'ordi, l'Ipod. Et le nez sur l'écran de l'ordi, n'ouvre pas un document ayant un rapport ne serait ce que lointain avec le taf mais uniquement ceux ayant un rapport direct avec la photo, le chien, et e bay.
2/ ne répond à aucun message du boulot, laissés tels de pauvres bouteilles à la mer dans sa boite à lettres pro, ou bien abandonné sur la messagerie de son portable, d'ailleurs vidé de sa batterie et pas prêt d'être rechargé (j'ai volontairement perdu le chargeur samedi quand j'ai su que j'étais en arrêt de travail. Il est dans le tiroir de la cuisine et attendra bien jeudi que je le retrouve par mégarde).
3/ Pense ne rien dire à l'organisme ayant financé sa chiasse au vietnam, et songe attendre pour voir si d'aventure on lui réclame quelque chose. Dans l'affirmative, il sera toujours temps de se souvenir que 1 300 baluches ont été virés sur le compte.
4/ par conséquent, ne répond à aucun courrier, ni de l'administration ni de rien du tout et n'envoie donc aucune lettre. En aucun cas, ne contacte une administration, au cas où effectivement, elle aurait encore des impôts à payer.
5/ continue de dépenser allègrement les quelques sous qu'on ne lui préterait même pas (le compte affichant sans doute 1 300 euros mais cela uniquement à cause de la chiasse vietnamienne) sur internet, sauf quand sa femme est partie par mégarde avec sa carte bleue (à moins que ce ne soit volontaire, va savoir...), ce qui, dans ce cas, rend la journée terriblement longue et ennuyeuse.
6/ ne se rend pas à la réunion de section du parti auquel elle adhère, alors qu'elle pourrait se trainer jusque la bas, en faisant un petit effort. Mais préfère ignorer totalement tout ce qui se passe en dehors de son canapé et de son écran, et ce, jusqu'à nouvel ordre. Par conséquent, envoie sa femme à la réunion à sa place, même harassée par sa longue journée de travail. Gueule tout de même un coup à cause de la carte bleue qui a fait cruellement défaut toute la journée. Se plaint aussi au passage du peu de temps et d'attention que sa femme lui accorde (salope).

Signé : une feignasse odieuse, asociale, prodigue et ingrate.

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19 octobre 2008

Etrange....

blog_1Avec la photo numérique, on voit des trucs étranges. D'abord parce qu'on arrête pas la course technologique. A peine tu t'es offert ton appareil qu'un autre est déjà sorti avec plus de pixels (ce qui ne sert à peu près à rien sauf si tu veux imprimer des posters de 60/70) et d'autres trucs tout aussi utiles tels que la reconnaissance de visages ou le mode photo de bougies (au cas où t'aurais pas remarqué que tu photographies une personne et pas un réverbère). Aujourd'hui,  nous  sommes allées à un baptème dans ma famille ( enfin, celle de ma femme). Faut bien avouer que j'étais limite de bonne humeur vu 1/ que j'avais un lumbago  2/ qu'il y avait une messe et 3/ que ma tolérance pour la religion catholique avoisine le 0 sur une échelle de 50. Bref on s'est tapé la messe, écouté le monsieur qui invitait le jeune bambin à ne "pas vivre dans le pêché" (glups). Là ma femme elle a légèrement vacillé sur son siège...) sans que je bronche. Ce qui relève de l'exploit.

 

Après quoi, c'était repas de famille et tout et tout., et d'ailleurs c'était très sympathique. J'avais remarqué que parmi les personnes présentes, il y avait "le" photographe officiel, celui qu'on investit d'une tache fort risquée : réussir les photos de la journée. Un truc qui te fout une pression assez intense, je dois l'avouer (parce que j'y suis passé aussi, à ce genre d'épreuves, et je sais ce que ca fait. A coté, la première fois que tu te retrouves face à un amphi d'étudiants de première année n'est que du pipi de chat. Remarque on pouvait pas le louper, le photographe : à son bras, à tout instant, un gros appareil, derrière lequel il gesticulait copieusement. Le temps de l'observer quelques minutes, j'ai tout de suite trouvé que sa façon de cadrer était un peu "classique". Et vas y que je demande au groupe de poser devant la porte de l'église  (avec l'appareil posé sur trépied et tout), et vas y que je demande à la maman de prendre la pose avec le bambin... bref le style de photo capable de faire dormir un mec sous coke. Mais bon admettons.

 

Au repas, j'ai jeté un oeil sur son appareil. Un beau reflex numérique, haut de gamme, un beau joujou . Mais bizarrement l'objectif qui allait avec ne collait pas. Au lieu de mettre sur ce magnifique joujou un objectif fixe, bien lumineux, capable de faire des premiers plans nets et des arrières plan bien flous (un peu le baba du portrait, qui constitue dans ce type de journée l'essentiel des tofs faites) "le" photographe officiel avait collé un gros zoom sur sa bécane. Le genre de truc capable de te débusquer, de nuit, un rat d'égout habillé d'une combinaison intégrale sombre, en train de raser les murs à 500 mètres mais incapable de te faire une tof "sympa", bien piquée, bien nerveuse quoi. Là déjà, j'avais un doute.

 

Sans oublier que "le" photographe abusait du flash, et en veux tu en voilà, alors qu'on sait très bien qu'un flash a l'inconvénient de rendre un sénégalais blafard, de faire ce que l'on appelle du "yaourth". J'oubliais : le flash, ce n'était pas un truc intégré, nan. C'était un flash cobra, un truc bien cher et normalement assez efficace. A condition de l'orienter vers le plafond, si l'on shoote en intérieur. Ce qui, manifestement, n'était pas dans les habitudes de notre "professionnel" qui n'a jamais changé la position de son flash, toujours dirigé directement sur son sujet. Bon admettons. Parait que le monsieur "s'y connait", et que même c'est son métier. Intriguée, je m'approche d'avantage; et là, je vois que le monstre de technologie, le joujou à 1500 baluches est calé sur le mode.... automatique !!!!!!!!!

 

J'hallucine. Le type a un truc qui coute une fortune, qui est capable de te faire des merveilles (je suis allée vérifier sur internet ce que le joujou avait dans le ventre et ce qu'il était capable de faire et faiut dire que dans le genre, c'est assez le top) et il le cale en mode auto. Des fois, je ne comprends pas les autres. Mais une chose est sure : je propose d'échanger un vieux compact, qui lui fera les mêmes photos que son joujou en mode auto, que j'irai acheter sur ebay pour pas cher, contre son joujou que je vais, moi, débrayer vite fait, histoire de m'amuser un peu. C'est un bon deal non ? Bon, c'est sur, maintenant, va falloir lui expliquer..... ca m'arrange pas, le monsieur avait l'air bien gentil. Arf.... non décidément, je ne comprends pas les autres...

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17 octobre 2008

Trop bien

gasp_pour_blogFaut que je vous dise, je viens de faire un truc qui m'a donné, l'espace de quelques minutes, 30 exactement, la nette impression d'être heureuse. Qu'ai je fait, te dis tu lectrice. Je te vois venir, mais non, c'est pas ca. C'est pas non plus la vision de ma mère habillée de bleu marine de pied en cape, ni celle de mon père quittant green peace. Ce n'est pas non plus le départ à la retraite de mon ancien chef, ni l'agonie de Ducon, ni même  une proposition professionnelle mirobolante du genre 2 000 euros pour faire des photos toute la journée, ni même le fait d'avoir shooté la photo du siècle. Nan.

 

Ce qui m'a remplit d'une sensation intense, aigue, de bien être, de plénitude, d'apaisement, c'est ............... le fait d'avoir fait une balade avec une petite meute de chiens. 4 exactement. Là, tu te marres, tu pisses dans ton froc de rire. Et tu fais bien. Parce que j'ai bien conscience du ridicule du truc, tu vois. Le pompon c'est que c'était une toute petite balade, et que 3 des cleps n'étaient pas à moi. Mais ca m'a conforté dans ce que je sais déjà : je suis heureuse avec une meute de bestioles, je m'éclate avec les bestioles, j'aime ca. Une bestiole, chez moi, ca a le même effet que le prozac. Et d'un ca me fait marrer, et de deux, ca me donne l'impression de décoller mon esprit des soucis qui le taraudent. Comme si j'étais en apesanteur.

 

Je dois partager ca avec Monsieur T. (rappelle toi, c'est l'éducateur canin). Parce que Monsieur T, qui pourtant travaillait en m'embarquant dans cette balade, il avait l'air aussi heureux que moi. D'ailleurs je lui ai dit. Et j'ai bien vu à son regard qu'il compatissait. Comme quoi il doit, lui aussi, savoir qu'on fait partie des dingues.

 

C'était la minute prozac de la semaine. Demain, j'y retourne.

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Je passais par hasard

C'est le titre du nouvel album d'Yves Jamait. A s'offrir d'urgence. Bon, je vous préviens c'est de la chanson française, c'est pas gai gai, et il vaut mieux éviter d'écouter 1) quand on vient de se faire larguer, 2) le dimanche soir, 3) en plein mois de novembre. Ou encore quand on vient de se faire larguer un dimanche soir, en plein mois de novembre. A part ca, vous pouvez foncer.

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14 octobre 2008

Moi aussi je peux le faire

wonder_woman_2Post de mardi : Aujourd'hui, mais aussi demain et après demain, j'anime une séance de formation continue destinée à des professionnels de la banque. Ca dure une heure et ensuite un autre formateur est chargé d'animer la journée, sans moi. En gros je dois apporter le point de vue d'un "expert" (si!) durant 60 minutes et ensuite un professionnel doit développer durant la journée les points que j'ai abordés en début de matinée.

Le professionnel en question a eu un empêchement de dernière minute et il a été remplacé par un autre, que je connaissais pas, que l'on appellera "ducon" pour l'occasion, qualificatif qui a un rapport étroit et tout à fait intentionnel avec le type en question. J'ai appris que Ducon se substituait au formateur initial hier matin, à l'occasion d'un appel téléphonique. Je ne sais pas trop comment Ducon a eu mon numéro mais toujours est il qu'hier à 9 h, il m'a appelé. "madame Bulle ?" "elle même", "Bonjour madame, je suis Ducon, je remplace au pied levé Monsieur fout la merde pour la formation des prochains jours et je voulais caler mon intervention à la votre, voir comment on se répartissait le travail". Interloquée, je lui demande des précisions pour voir si j'ai bien compris ce intuitivement je pressens "mais vous n'avez pas les diapos de power point qui ont été prévues ? " "si si mais bon, nous ne sommes pas obligés de nous y reporter, je voulais voir précisément ce que vous pourriez dire par rapport à ce que moi, je vais dire dans la journée". Bah voyons. Il est 9 heures, j'ai une journée de cours devant moi, nous sommes à la veille de la formation et duchnok croit que je vais reprendre toute ma préparation pour me "caler" à sa bafouille.... Devant mon "non" ferme et sans appel ducon s'est repris pour m'assurer que oui, il était tout à fait capable de suivre les diapos réalisées par le formateur initial, d'autant que "le public a vraiment un tout petit niveau, madame, vous pouvez me croire, depuis que je fais de la formation, j'ai eu l'occasion de constater la pauvreté du niveau des apprenants (terme idoine pour désigner les participants, mais légèrement condescendant, surtout prononcé sur le ton de Ducon)".

C'est vrai ca, moi je suis trop conne pour m'apercevoir de quoi que ce soit, d'ailleurs du haut de mes quarante balais je débarque à peine des bancs de la fac, et comble du comble, je suis une femme, autant dire une incapable, une pauvre petite chose qu'il faudrait mieux coller sous tutelle histoire de l'empêcher de se faire du mal toute seule avec les courses et le fer à repasser. Il a tiqué lorsque je lui ai dit que souvent, on pouvait être surpris par le niveau des "apprenants" et que si j'étais lui, j'attendrais le lendemain pour porter un tel jugement, si péremptoire. A posteriori, j'espère bien d'ailleurs que je lui ai foutu la trouille, parce que Ducon, je ne le connais ni d'ève ni d'adam et si il avait une expérience longue comme la langue de mon chien, je le saurais depuis longtemps vu que ca fait tout de même 12 ans que je m'occupe de formation professionnelle dans le domaine bancaire dans le coin. Bref, Ducon me demande d'arriver à 8h45 "pour se caler". Et donc, la Bulle, elle arrive à 8h45 après s'être tapé un embouteillage mémorable sur le périph.

Là, personne. 8h50, toujours rien. 55, non plus. 9h05, monsieur "une personne vous manque est tout est dépeuplé" arrive enfin. Crois tu qu'il se serait excusé cette triple buse ? ben nan. La seule chose qu'il a réussi à dire, sans avoir pris le temps de me serrer la main, c'est "mais quel monde ce matin sur la route". Oui, j'ai remarqué. Mais moi, j'ai pris la peine de partir à 8h10 de chez moi pour arriver à l'heure au rendez vous que TU avais fixé, dugland.

Je m'installe au bureau prévu pour les formateurs et Ducon sort son ordinateur portable, qu'il installe pour qu'on puisse faire défiler les diapos. Sauf qu'il ne tourne pas l'ordi vers moi, mais vers lui. Je lui fait remarquer que j'aurais besoin d'accéder ne serait ce qu'au clavier pour avancer les diapos. Et là, cet andouille me dit "bon alors pour les diapos il faut appuyer là" me désignant les flêches de direction sur le clavier. Ah bon ???? c'est comme ca qu'on fait ????? Alors là je dis merci, merci monsieur Ducon, parce ce que sans vous, jamais oh grand jamais, je n'aurais trouvé ca toute seule. C'est vrai quoi, un clavier ca ne s'utilise pas comme un sèche linge ou un adoucisseur d'eau. Comment pourrais-je donc connaître le fonctionnement de ce truc!!

Après quoi, le responsable de la banque arrive, lui aussi très en retard. Ducon se jette littéralement sur lui, et entame une conversation. Et là, j'ai assisté à une scène quasi surnaturelle : ils ont réussi à discuter 10 minutes sans me jeter ne serait ce que l'ébauche d'un regard. Excédée, au bout de dix minutes, j'ai balancé un "hé, là, j'existe" bien fort, bien énervé aussi, mais apparemment pas assez parce que ni l'un ni l'autre n'a tourné la tête vers moi. J'étais de très, mais alors de très, bonne humeur....

Durant ma présentation, Ducon est sorti de la salle 3 fois, sans doute pour aller téléphoner. Tu penses, un homme aussi indispensable, ca ce doit de rester en contact permanent avec son staff, qu'au passage je salue bien bas. Parce que si ce mufle est aussi agréable avec ses collaborateurs qu'avec moi, je tiens à préciser que bosser avec lui relève de la plus totale abnégation. D'ailleurs à bien y réfléchir, rester dans son équipe ne peut pas constituer un choix. A part avoir un besoin très très urgent de bouffer et de faire bouffer sa famille, je ne vois pas.

Demain j'y retourne. Autant te dire, lectrice, que si ce mec continue à me faire chier avec sa quéquette en avant, là, je sors la mienne. On ne la voit pas, certes. Mais en revanche, la mienne, elle peut te mettre à terre quelqu'un en deux temps trois mouvements. Et si ca suffit pas, ca se réglera à grands coups de gode.

Suite du Post, mercredi : A y est Ducon est terrassé, laissé pour mort dans sa salle de cours, à l'agonie, quasi perdu. Parce que 1) je l'ai repris sur une notion pas vraiment fondamentale, mais suffisamment tout de même pour que ca se remarque bien dans le public 2) cet andouille m'a proposé de faire des consultations pour ses clients et je lui ai dit que "je verrais au regard du tarif et de mes disponibilités" 3) je suis arrivée avec un bon quart d'heure de retard lui laissant croire pendant ce temps que ca se trouve, il allait devoir faire l'intervention à ma place. Vala.

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13 octobre 2008

délit flagrant

Aujourd'hui à la fac il y avait une conférence internationale à laquelle à défaut d'être conviée j'étais fortement attendue. Parce que si la fac fait venir des pontes pour qu'ils fassent le kakou gratos devant un parterre d'étudiants qui en ont autant à foutre que de leur première basket, elle entend bien donner le change en montrant que le corps enseignant local est littéralement passionné. C'est pour ca que le directeur d'UFR préfère qu'il y ait des profs présents et de préfence plutôt une dizaine que 2 ou 3.

 

A 14 h pétantes j'étais donc là bas lustrée comme un sou neuf. Au passage, j'ai même réussi à serrer la paluche du directeur de l'institut organisateur de la manifestation, chose hautement remarquable vu qu'il était fort occupé avec les molusques invités à participer. Par là même, j'ai donc prouvé que j'étais là, en prof fidèle et bien consciente de l'importance de l'évènement. Un prof investi d'une mission en quelque sorte.

 

J'avais calculé que je pourrais me tirer sans encombre au bout d'une heure. J'ai donc attendu patiemment que les quelques molusques soporifiques aussi dynamisants qu'une bonne dose de lexomil entament leur laius sur un sujet aussi passionnant que "le deni chez les parents d'enfants autistes", et au bout d'une heure je me suis eclipsée discrètement. Là je dois dire que j'ai été grandiose parce que j'ai réussi à quitter l'amphi sans me traler dans l'allée, ni coincer mon talon dans le parquet ni même faire grincer la porte en sortant.

 

Comme l'aspirateur était garé en plein centre ville gratos, vu qu'elle était sur le parkign destiné au public de la conférence, je me suis dit qu'il serait vraiment dommage de ne pas en profiter.yh c'est donc à pied que j'ai franchi les quelques centaines de mètres me séparant des magasins. Là, j'ai honteusement dépensé l'argent que je n'ai pas vu que je suis à découvert. Et hop une tite robe et hop le tit sac si zoli qui ira très bien avec. Plus une paire de bottes. C'est donc chargée de paquets que j'ai entrepris d'entamer le chemin du retour. Il faut dire que j'étais bien chargée parce qu'il est hautement improbable de faire rentrer une paire de bottes dans un sac à main, si grand soit il. J'avais donc 3 sacs dans les bras, dont un assez volumineux.

 

En principe, la conférence devant se terminer à 18h30, je pouvais sans risques et avec l'esprit serein regagner ma bagnole vers les 17h30.

 

Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais de nombreux participants étaient à l'extérieur de l'amphi lorsque je suis passé devant les bras chargés de paquets.

 

Ca s'appelle se faire gauler. Ne me demande pas si j'ai honte lectrice. Parce que la réponse est non, même pas.

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